Et quand il ne va plus à l'école ?

L’accès à l’école est un droit et la scolarisation des enfants autistes progresse tant en quantité qu’en qualité. C’est un constat dont on peut se réjouir même s’il reste beaucoup à faire.

Pourtant, la scolarisation au-delà du CM2 reste compliquée. Les raisons sont multiples. L’enseignement dans le secondaire passe essentiellement par l’oral, les professeurs des collèges et lycées n’ont jamais entendu parler de handicap. Et quand un enfant n’est pas verbal à la fin du CM2, que son niveau scolaire est celui d’un élève de CP ou de CE1 : on l’envoie au collège dans les conditions actuelles d’accueil ? Jusqu’où la scolarisation a-t-elle encore un sens ? S’il n’y a plus d’école alors… c’est l’IME à temps plein ? L’inclusion, c’est juste l’école ? Pas de professionnalisation avant 16 ans : que fait-on de nos enfants entre 12 et 16 ans ? Voilà, la boîte de Pandore est ouverte !

Pas de miracle ici, pas de réponses à toutes ces questions.

Charles Gardou a écrit un ouvrage intitulé La Société inclusive, parlons-en ! C’est un livre très éclairant qui énonce son fil conducteur dans son sous-titre : « Il n’y a pas de vie minuscule. » Pour que nos enfants ne reçoivent pas que des miettes, pour éviter les ruptures de parcours, comment faire ?

C'est la société qu'il faut rendre inclusive, sinon notre combat pour la scolarisation aura été vain. On ne va pas à l'école pour y rester toute sa vie ou pour le principe : on y va sur le chemin qui nous mène quelque part, heureux de préférence.

L'école ne dure qu'un temps. 

Le chantier qui attend ceux qui auront l'énergie de se lancer, c'est celui-ci :

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